Corée du Sud

Travailler en Corée du Sud

Travailler en Corée du Sud, c’est un peu le Graal du visa vacances-travail. J’ai eu la chance de trouver un stage et d’être embauchée par la suite durant toute la durée de mon visa. Alors oui, trouver un travail, c’est possible, mais ce n’est pas si simple, et les places sont peu nombreuses. J’ai préparé ce petit dossier pour donner des conseils et parler de mon expérience.

Avant de commencer, je précise que je ne connais pas tous les types de visa. J’ai eu un visa étudiant et un visa vacances-travail pour la Corée du Sud. Je n’y connais pas grand chose sur les autres types de visa et ne pourrai par exemple pas répondre à des questions précises à ce propos.

Trouver un travail en Corée du Sud n’est pas facile. Du côté des entreprises coréennes, elles demanderont très souvent un diplôme (au moins un master, le reste ne vaut rien) et d’avoir un bon niveau de coréen. La manière la plus aisée de travailler en Corée du Sud, selon moi, est de contacter des entreprises françaises ou étrangères (si votre niveau d’anglais est suffisant). Cet article ne devrait pas intéresser des personnes déjà expatriées ou avec beaucoup d’expérience, mais plutôt des personnes qui veulent profiter de leur PVT avec un travail à côté.

 

Chercher un travail

Petit francophone qui arrive en Corée du Sud, il va vite te falloir trouver un travail avant de dilapider toutes tes économies (sauf si c’est ce que tu avais prévu, dans ce cas, profite bien, mais pourquoi tu lis cet article ?). Les loyers sont chers, les sorties aussi et si on compte les restaurants et le shopping, il va vite falloir trouver une source de revenus minimum afin de profiter un peu, tout de même. Je parle pour une personne comme moi, franchement diplômée, qui n’a pas trop d’expérience, pas vraiment de références, qui ne parle qu’un peu coréen, mais qui a une bonne formation et un grosse motivation !

Pour un « petit boulot », il faudra souvent y aller directement. Imprimez quelques dizaines de CV en anglais et en coréen. Traduisez vos diplômes par équivalences pour qu’ils comprennent d’où vous venez et vos ambitions. Si vous parlez coréen, c’est un réel plus, évidemment. Vous pouvez aller voir les restaurants (surtout à Itaewon, puisqu’il y a de nombreux étrangers qui vivent sur place, et les serveurs doivent parler anglais) ainsi que les cafés et les bars. Après, essayez en fonction de votre domaine, ce n’est jamais perdu. Faites bien votre calcul, car vous serez payé faiblement payé (entre 6 000 et 8 000 won de l’heure dans la restauration).

Pour un poste à plus de responsabilités, on cherche doucement par Craigslist, un site de petites annonces orienté clairement pour des Américains, mais on utilise des bons mots-clés, autrement les résultats de recherche seront envahis par les annonces pour être professeur d’anglais. On cherche donc « french » et « français » (parce que certaines annonces sont écrites en français) et/ou le type de poste recherché en anglais, voire en français si on est chanceux.

A savoir : Le tutoring (cours de langue) est interdit avec un visa vacances-travail, aussi bien en école qu’en cours privés. Il vous faut le visa E-2 pour cela. Donc faites attention, la tentation peut être grande ! Et si vous le faites, ne vous faites pas avoir, sinon on peut vous retirer votre visa.

On vérifie régulièrement le site de la FKCCI, qui regorge d’informations sur les entreprises françaises installée en Corée du Sud. La section offre d’emploi n’est pas très fournie, mais au moins elle est actuelle et peut permettre de répondre à un vrai besoin des entreprises, ou de faire une veille de ce qui se fait. Enfin, on épluche la section annuaire, qui recense les entreprises françaises ou qui sont liées à la France et on cherche des contacts par la suite. Ce sont les deux sites que j’ai utilisé pour veiller sur les offres d’emploi. Il y a également le Seoul Global Center qui propose des offres sur leur site.

Autrement, il faut constamment se faire des contact et veiller à agrandir son réseau. C’est parfois un peu par hasard qu’on peut trouver un travail intéressant quand on ne parle pas la langue du pays ! Et surtout, ne partez pas avec des grands rêves, parce que beaucoup de personnes parties ont une grosse désillusion lorsqu’ils ne trouvent pas de travail dans leur branche et doivent se contenter d’être serveur dans un bar de Gangnam.

 

Mon expérience

Lorsque j’étais étudiante à Yonsei University, je suis allée, un peu par hasard et par curiosité, à un cocktail organisé par la FKCCI qui permettait de rencontrer des entreprises françaises en Corée du Sud. Les grandes entreprises étaient très prisées (L’Oréal, Société Générale…) et assaillies par des étudiants Coréens qui souhaitaient y travailler. J’ai parcouru la liste des entreprises et je suis allée rencontrer un entrepreneur français qui avait un site e-commerce. Je cherchais pour la fin de mes études un stage long pour un site e-commerce, alors on a parlé une dizaine de minutes de ce qu’il faisait et j’ai pris sa carte de visite pour le contacter plus tard.

De retour en France, j’ai terminé mon dernier semestre et l’ai contacté pour un stage d’assistante webmarketing. Il n’y avait aucune annonce proposée, c’était vraiment une candidature spontanée. Après un entretien téléphonique, j’ai été prise. Je suis donc repartie, mon visa vacances-travail en poche et un stage d’au moins six mois ! Mon expérience se passait vraiment bien, j’adorais l’équipe et ce que je faisais. J’ai donc demandé à rester plus longtemps, puisque j’avais encore six mois de libres et que je ne souhaitais continuer à travailler pour cette entreprise. Ils ont accepté, et je suis restée huit mois de plus. Je touchais à tout et j’étais très occupée. Je faisais du webmarketing, du webdesign et du merchandising.

Je travaillais pour une entreprise française, basée à Séoul. J’avais un contrat de travail coréen, donc avec un salaire plus bas qu’en France, plus d’heures de travail et moins de congés. Mais ça n’était vraiment pas un problème pour moi puisque j’adorais ce que je faisais. Je travaillais du lundi au vendredi de 10h à 19h et j’avais deux jours de congés payés par mois.

N’oubliez pas que, contrairement à ce que j’ai fait, le visa vacances-travail est fait pour profiter d’un pays en y faisant des petits boulots pour subvenir à ses besoins. Ca peut être une bonne manière d’avoir un visa pour travailler pour trouver un stage de fin d’études, mais on ne peut en bénéficier qu’un an, il faut donc en profiter au maximum pendant cette année !

 

Liens utiles

  • La FKCCI (Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Coréenne) qui regroupe des offres d’emplois, un annuaire des entreprises françaises en Corée du Sud et qui organise plusieurs événements dans l’année pour les expatriés.
  • L’ambassade de France en Corée du Sud qui répond à la plupart des questions et qui donne les démarches à suivre pour tout type de demandes.
  • L’ambassade de Corée du Sud en France pour les demandes de visa et plein d’articles à lire sur la Corée du Sud.
  • PVTistes.net, une communauté de personnes qui partent en visa vacances-travail et un forum qui répond à beaucoup de questions.
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11 commentaires

  • Reply Law Moody 10/01/2016 at 16:33

    Je ne prévoie absolument pas ce genre de voyage mais j’ai trouvé hyper intéressant de lire ton expérience !
    Je suis moi-même partie deux fois à l’étranger durant ms études (beaucoup moins loin et beaucoup moins longtemps^^) et j’aime beaucoup lire les retours d’autres personnes à ce sujet !

    C’est tellement enrichissant … Tu as l’air de t’y être vraiment plu !

    • Reply Lizzie 11/01/2016 at 16:41

      Merci pour ton commentaire !

      J’adore aussi les retours d’expériences d’expatriés ou de personnes qui sont restées un moment à l’étranger. Ça me donne vraiment envie de repartir et de redécouvrir un nouveau pays ! Tu es partie où ?
      Effectivement j’ai aimé mon expérience, j’ai eu de la chance d’y trouver un travail, surtout par rapport au nombre de personnes qui en cherchent et qui veulent s’y installer. Mais vers la fin de mon séjour, je n’en pouvais plus de la Corée, je voulais partir le plus vite possible. :)

  • Reply Law Moody 14/01/2016 at 15:09

    Pareil dès que je voie quelqu’un parler d’un de ses voyages ça me donne envie de reprendre mon sac !
    Je suis partie à Bruxelles d’abord et à Londres ensuite, beaucoup moins exotique que toi ;)
    Je comprends ce que tu veux dire, c’est hyper paradoxal, on a envie de partir tout le temps et au bout d’un moment on est quand même content de rentrer ;)

    • Reply Lizzie 18/01/2016 at 22:30

      C’est peut-être moins loin mais c’est quand même super tentant ! J’aimerais tellement aller vivre à Londres pour quelques temps ! Ce sont ce genre d’expériences qui nous construisent et c’est teeellement enrichissant.

      • Reply Law Moody 21/01/2016 at 10:52

        Londres est une ville géniale ! Ca bouge énormément, les gens sont adorables, c’est beau.
        Je suis entièrement d’accord avec toi :)

  • Reply Lisa Langa 14/02/2016 at 11:28

    Hello,

    Je suis tombée sur ton blog un peu par hasard en faisant des recherches sur les modalités d’installation en Corée du Sud. C’est toujours très intéressant de lire le ressenti des expatriés français quant à leur expérience vécue sur place. J’ai beaucoup apprécié la lecture de tes articles, d’autant plus que l’on sent que tu es sincère et réaliste sur ton expérience là-bas.

    J’ai déjà fait 2 séjours en solo là bas mais de court terme ( 1 mois en général à chaque fois), j’y apprécie la vie là bas et ce, malgré le manque d’optimisme de la part de mes amis coréens sur leur avenir comme tu l’as si bien décrit ( ce qui se comprend quand on regarde la façon donc fonctionne la société coréenne.. heureusement il n’y a pas que du négatif !).
    Je compte tenter l’aventure en m’installant là bas , et comme nos parcours ont quelques points communs ( je sors d’école de commerce mais spécialité achats, pas d’échange universitaire en Corée par contre mais en Chine) je voulais te poser quelques questions :)

    – Quel était le niveau de coréen requis pour ton travail dans la boîte où tu travaillais ? A la fin de ton séjour, quel était ton niveau ?
    – Travaillais-tu avec des coréens ou principalement des étrangers?
    – En dehors du travail passais-tu plus de temps avec des locaux ou des étrangers?
    – Qu’est-ce qui t’as poussé à rentrer en France ( si ce n’est pas indiscret bien sûr) ?

    Voilà, si tu as le temps de répondre ce serait super :)
    En tout cas je te souhaite une très bonne continuation en France ou ailleurs ( l’Angleterre est mon deuxième pays coup de coeur ;) )

    • Reply Lizzie 15/02/2016 at 11:39

      Bonjour ! Je suis contente que tu aies apprécié cet article ! J’essaye d’être la plus sincère possible dans mes articles, parce que mon expérience n’a pas été toute rose.

      – Je n’utilisais pas le coréen au travail, ou juste pour utiliser des expressions que je connaissais ou pour être drôle auprès de mes deux collègues coréennes. En arrivant, j’avais validé le « niveau 1 » de mon université, c’est l’équivalent d’un peu moins que le niveau nécessaire pour passer le TOPIK1. A la fin de mon séjour, je pense être entre le TOPIK 1 et le TOPIK 2. J’ai pris quelques cours mais n’ai pas approfondi la langue pendant mon voyage.
      – Je travaillais avec des français, dans une entreprise française. Nous étions une petite équipe d’une dizaine de personnes. On avait deux collègues coréennes.
      – En-dehors du travail, je passais énormément de travail avec mes collègues français et des amis étrangers. J’avais une très bonne amie Suisse que je voyais régulièrement. Sinon, je sortais avec un Coréen et on parlait en anglais.
      – Je suis rentrée d’abord parce que mon visa expirait, mais également parce que j’ai eu un gros ras-le-bol de la mentalité coréenne. J’ai écourté mon voyage d’un mois pour rentrer le plus vite possible.

      N’hésite pas à repasser pour me partager ton expérience, ou m’envoyer un email si besoin ! Je pourrais répondre à toutes tes questions dans la limite de mon expérience. :)

      • Reply Lisa Langa 16/02/2016 at 00:21

        Bonsoir :)

        Merci d’avoir pris le temps de me répondre !

        Effectivement, je suis certaine que l’expérience n’a pas été toute rose et je pense également que chacun vit son genre d’expérience à sa façon. Partir ne me fait pas spécialement peur au contraire, mais c’est vrai que je ne sais pas si sur le long terme la mentalité coréenne ne me fera pas fuir comme toi ahah. En tout cas, un seul moyen de le savoir, il faut que je me lance !
        Mon départ n’est pas pour tout de suite comme je compte faire des économies et essayer de passer le TOPIK avant de partir mais bon j’espère partir avant la fin de cette année en PVT dans un premier temps s’il le faut.

        En tout cas ce sera avec plaisir que je viendrai partager mon expérience ;)
        Merci pour ta disponibilité et surtout bonne continuation dans le Nord :)

        • Reply Lizzie 16/02/2016 at 11:45

          Oui, l’avantage du PVT, c’est que tu peux te faire une super expérience et en profiter pleinement. Un an, c’est bien pour savoir si tu veux rester dans un pays ou pas, je pense. Je ne regrette absolument pas mon année sur place, au contraire, ça me donne envie de découvrir d’autres pays ! J’espère que tu seras comblée sur place, c’est tout ce que je peux te souhaiter !

  • Reply Alexia 20/09/2016 at 22:51

    Bonsoir!
    Merci beaucoup pour ce post : c’est vraiment génial que tu partages ton histoire avec nous.
    Bon et évidemment j’étais obligée de commenter.. Je suis justement en recherche de stage dans le webmarket et webdesign, et idéalement en Corée.
    Est ce que tu peux me souffler quel était ce site de e-commerce pour lequel tu as travaillé? ^^
    Bon continuation :)

    • Reply Lizzie 22/09/2016 at 10:31

      Merci pour ton commentaire !
      Ecoute, j’ai décidé il y a longtemps de ne pas donner le nom directement, je t’invite à regarder sur le site de la FKCCI, dans l’annuaire en ligne ;)

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