Chroniques, Lecture

Bird Box – Josh Malermann

bird box Après avoir vu sa couverture, j’ai commencée à être très intriguée par Bird Box. J’avais prévu de me le procurer vers le mois d’octobre quand j’ai appris sa date de sortie poche. J’ai donc patienté un moment avant de l’acheter et de le commencer.

Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

Le quatrième de couverture reste très mystérieux sur le contenu du livre. En lisant le résumé, on se pose déjà plein de questions sur ce qu’il se passe dehors, pourquoi garder les yeux bandés, que ce passera-t-il s’ils enlèvent leur bandeau, pourquoi devoir partir… C’est avec toute sorte de question qu’on entame l’histoire post-apocalyptique de Bird Box.

Malorie n’y croyait pas, au départ, à ce phénomène qui a peu à peu décimer la population. Elle a bien du se rendre à l’évidence lorsque la mort est passée si près d’elle. Le récit nous dévoile le voyage qu’elle doit entreprendre avec ses deux enfants, élevés à la dure dans un monde où le moindre regard vers l’extérieur est interdit, entrecoupé par des flash-backs sur l’arrivée du mal et l’adaptation au niveau monde des survivants. Je ne m’attendais pas vraiment à ce type de récit, je pensais qu’on allait suivre le voyage et vivre leurs péripéties, mais finalement non.

Le « voyage » dont on parle en quatrième de couverture est en fait assez court, mais il est réparti sur toute la longueur du livre. On démarre et on termine avec lui. Mais le tout est entrecoupé de nombreux flash-backs explicatifs sur la genèse de la situation et sur les dernières années de Malorie.

J’ai toujours aimé les livres d’horreur, qui me foutent une vraie trouille (c’était une révélation de lire Ca à l’école primaire…) (contrairement aux films d’horreur que je ne supporte pas). Je ne pensais pas avoir peur avec Bird Box, mais j’ai eu une vraie frousse sur plusieurs passages du livre. En même temps, on sait que quelque chose ce passe dehors, qui incite les gens à se donner la mort et, si possible, à en entraîner d’autres avec eux. On est plongé dans une aventure sans vue, et avec une bonne imagination, il n’est pas difficile de se mettre à la place des protagonistes qui ont peu de moyens de se défendre sans vision. Chaque plongée « dehors » est vraiment stressante pour le lecteur.

J’ai eu du mal à aimer le personnage de la mère lorsqu’elle est avec ses enfants. Elle change beaucoup entre les flash-backs et la situation actuelle et je trouvais ça étrange. Mais sa sécheresse de comprend, c’est une personne endurcie à vivre dans la peur de faire une erreur et de mourir à chaque instant.

J’ai eu peur que ce livre ressemble au film Phénomènes que j’avais vu il y a quelques années. L’histoire a des points communs, mais n’aura finalement rien à voir. J’ai appris que le livre aurait son adaptation au cinéma et j’ai hâte de voir ce que cela va donner.

Bird Box est donc un livre à lire, qui est à la fois bien prenant, angoissant, mais aussi dans lequel on plonge facilement.

Note : ★ ★ ★ ★ ☆

Previous Post Next Post

You Might Also Like

4 commentaires

  • Reply Mina 23/01/2016 at 16:48

    Je me rappelle également de bons moments de frayeur avec cette lecture (^-^)

    • Reply Lizzie 23/01/2016 at 22:04

      Je suis contente à ne pas avoir été la seule à avoir peur alors ! :D

  • Reply Dareel 24/02/2016 at 11:05

    La mère a clairement un drôle de rôle, difficile de l’aimer quand elle-même doit se forcer à occulter ses sentiments… J’ai eu peur également. :P

    • Reply Lizzie 26/02/2016 at 12:14

      Aah, je suis contente de ne pas être la seule à avoir moyennement aimé le personnage principal ! On comprend au fond, mais ça reste difficile de s’y attacher.

    Répondre